Segonzac

Segonzac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Segonzacais et les Segonzacaises.

Localisation


Segonzac est un chef-lieu de canton de l’ouest du département de la Charente, situé à 12 km au sud-est de Cognac et 29 km à l’ouest d’Angoulême.

Segonzac est aussi à 8 km au sud de Jarnac, 13 km à l’ouest de Châteauneuf et 17 km au nord de Barbezieux.

Bien qu’à l’écart des routes nationales, Segonzac est situé à un important carrefour de routes départementales : la D 736 entre Jarnac et Saint-Fort-sur-le-Né, la D 1 venant de Barbezieux, et la D 24 se dirigeant vers Cognac. La D 18 et la D 49 complètent ce carrefour. La D 95 traverse le nord de la commune d’est en ouest. La N 141 entre Angoulême et Saintes, maillon occidental de la route Centre-Europe Atlantique, aménagée en voie express entre Jarnac et Cognac, passe à 5 km au nord de Segonzac.

La gare la plus proche est celle de Jarnac, desservie par des TER à destination d’Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits


La commune compte de nombreux hameaux : Deux Villes et Biard à l’ouest, chez Barraud, la Nérolle et Garancille au nord sur la D.95, chez Richon et les Courades à l’est, le Pible, Mortefond et Voix plus au sud dans les coteaux, Puyguiller, Champagnoux, Péron Jarnac, la Brée, Mazotte au sud, et Bouchet, Recharville, la Gord un peu plus au nord-ouest, etc.

La commune compte aussi de nombreuses fermes dans cette partie particulièrement viticole du département.

Hameaux de Segonzac
Hameaux de Segonzac
LES HAMEAUX DE SEGONZAC
Biard
Bois Brochet
Bois Chevillé
Bois Clavaud
Bois de Gaury
Bois Paillet
Bouchet
Brard
Bussac
Chadeville
Champagnoux
Château des Courades
Château du Chalet
Chez Allard
Chez Barraud
Chez Bertaudaud
Chez Bilhouet
Chez Bordin
Chez Cartier
Chez Collet
Chez Druinaud
Chez Guimbelot
Chez Mathé
Chez Péquin
Chez Richon
Combe de chez Allard
Croix de Biard
Deuville
Druineau
Font Belle
Fontgois
Garancille
L’Ardillier
La Brée
La Chabane
La Chêgnasse
La Couture
La Gord
La Nérolle
La Pouyade
La Trente
Le Boc
Le Breuil
Le Casserot
Le Maine Cadet
Le Maine Magnant
Le Maine Maye
Le Maine Neuf
Le Malestrier
Le Peu
Le Pible
Le Pontreau
Le Pouilloux
Le Terrier
Les Brandes
Les Courades
Les Courants
Les Fossés
Les Terrières
Maine Moreau
Maine Neuve
Mazotte
Mortefond
Morveau
Péron Jarnac
Petit Chadeville
Petit Deuville
Popelaud
Puyguiller
Recharville
Terrier de Font Belle
Voix
Zone d’Activités du Malestrier

Histoire


L’archéologie aérienne a mis en évidence en 1989, au Terrier de Font Belle, un éperon barré du Néolithique. De nombreux autres vestiges protohistoriques ont aussi été révélés par l’archéologie aérienne, ainsi que des sites à tegulae (le Breuil, les Plantes du Roi, les Terres de Font-Belle avec une villa du IIe siècle), témoignant d’une occupation gallo-romaine.

La commune est en effet bordée au nord par le chemin Boisné, ancienne voie romaine de Saintes à Périgueux.

Au Moyen Âge, Segonzac était une dépendance de la châtellenie de Bouteville, et faisait donc partie des domaines des comtes d’Angoulême. Elle n’avait ni château ni logis.

Un souterrain-refuge au lieu-dit Chez Voix a été utilisé.

Segonzac fut un des premiers centres du protestantisme en Angoumois. Son église réformée fut constituée en 1558, en même temps que celle de Cognac. Après la bataille de Jarnac, une compagnie protestante, commandée par Montgomery, y fut défaite par les troupes du comte de Brissac.

Après la Révocation de l’édit de Nantes, le temple protestant de Segonzac fut rasé, et, comme les protestants continuaient à s’y réunir clandestinement, un détachement de dragons (auteurs des dragonnades contre les protestants) vint en 1711 établir ses quartiers d’hiver à Segonzac.

Les registres de l’état civil conservés à Segonzac remontent à 1636.

Dans le sud de la commune, le logis de Mazotte était autrefois le siège d’une seigneurie que, par lettres patentes du 27 décembre 1365, le roi de Navarre, Charles II, comte d’Angoulême, avait donnée à Hugues des Moustiers pour bons et loyaux services. Le domaine passa ensuite entre les mains de plusieurs familles : Foucaut de Pons, de Lousme, seigneur d’Ardenne; en 1495, Hélix de Saint-Martin, puis Green de Saint-Marsault.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d’intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant de Saint-Angeau à Segonzac, et qui passait par Mansle, Rouillac et Jarnac. Contournant la commune à l’ouest, elle était prolongée au sud vers Saint-Fort-sur-le-Né où la jonction avec le réseau de Charente-Maritime par était assurée.

À cette époque, des foires se tenaient le premier dimanche de chaque mois.

Lieux et monuments


Patrimoine religieux

  • L’église Saint-Pierre (Plan).
    Eglise Saint-Pierre (18 septembre 2016)
    Eglise Saint-Pierre (18 septembre 2016)

    Du XIIe au XVe siècle, l’église paroissiale Saint-Pierre faisait partie de l’ancien diocèse de Saintes ; elle a été détruite en grande partie en 1562 et n’a conservé d’ancien que son chœur, son clocher de façade et son bas-côté sud. Tout l’intérieur a été refait de 1865 à 1868. Elle présente, à l’ouest, un porche sous berceau, comprenant une sorte de couloir d’entrée, accompagné, au nord, d’un baptistère.

    Le chœur, du milieu du XVIe siècle est voûté d’ogives; la clef porte les armes des Valois d’Orléans; une baie à quatre meneaux et réseau flamboyant à l’est, et une baie simple en lancette sur les autres côtés l’éclairent. Une tribune du XIIe siècle existe au-dessus du porche, de la largeur de la nef ; à l’origine cette tribune s’étendait sur les bas-côtés qui se prolongeaient sur l’alignement du porche.

    Sur la façade, établie en avancée et de la largeur du porche, ouvre la porte à trois rouleaux, formés de boudins et de cavets, sur colonnes, aux chapiteaux à feuillages et rinceaux, entourés d’un cordon chargé de festons. Au-dessus, est le clocher carré, présentant à l’ouest une frise feuillagée, une corniche et une arcature aveugle, reçue par sept colonnes à chapiteaux. En retrait, existent deux étages ornés de cinq colonnes sur les angles et de deux intermédiaires, montant jusqu’au sommet. Le premier est percé, sur chaque face, de deux arcs en plein cintre. Le second étage est ouvert de deux baies en tiers-point, sur colonnes. Une flèche conique termine le clocher.

    Elle est classée monument historique depuis 1932.

  • Le temple protestant (Plan).
    Temple protestant (18 septembre 2016)
    Temple protestant (18 septembre 2016)

    La commune possède, comme certaines autres communes des Charentes, un temple protestant. Il succède à deux temples antérieurs, et a été construit en 1864 par l’architecte cognaçais Deménieux. Il est un des plus imposants de la région. Son fronton et son décor intérieur sont remarquables. Sur le fronton est écrit un verset de l’évangile de saint Matthieu : « Les cieux et la Terre passeront, mes paroles ne passeront pas ». Il est inscrit aux monuments historiques depuis 1998.

 

Patrimoine civil

  • La mairie (Plan).
    Segonzac - La mairie (1 novembre 2017)
    Segonzac – La mairie (1 novembre 2017)
    Heures d’ouverture de la mairie
    Lundi 13h30 à 17h30
    Mardi 9h00 à 12h00 13h30 à 17h30
    Mercredi 9h00 à 12h00 13h30 à 17h30
    Vendredi 9h00 à 12h00 13h30 à 17h30
    Site Web : http://www.segonzac.fr/
  • Le monument aux morts (Plan).
    Le monument aux morts (10 avril 2017)
    Le monument aux morts (10 avril 2017)

    Le monument est dédié aux morts de la Première Guerre mondiale. Commandé en 1920, il fut inauguré le 14 juillet 1921. Il est l’oeuvre du sculpteur angoumoisin Emile-Antoine Peyronnet (1872-1956) dui fut conservateur adjoint, puis conservateur du Musée des Beaux-Arts d’Angoulême. Le monument commémoratif qui figure une femme affligés, est à rapprocher du monument aux morts de Jarnac réalisé 10 ans plus tôt, pour lequel le sculpteur reçut une médaille d’or.

  • Les Courades

    La maison forte des Courades dit Château de la famille Philibert avec son entrée qui comporte encore l’emplacement de la herse, les meurtrières et les consoles de l’ancien chemin de ronde, daterait du XVe siècle. Le logis qui a été remanié XVIIe siècle présente encore des baies en plein-cintre et une en arc trilobé.

  • La Gord (Plan).
    Segonzac - La Gord (15 août 2018)
    Segonzac – La Gord (15 août 2018)

    Le 4 mai 1670, Sébastien Le Boucher, marchand, passe un marché avec Pierre Lusseau, Jacques de Jarnac et Abraham Dauvau, maîtres tailleurs de pierre, pour construire une grange au lieu de La Gord. Le 17 septembre 1673, le même passe un autre marché à Pierre Renaud tailleur de pierre pour faire le mur sur le bord de la basse-cour sur douze pieds de hauteur, achever le mur du petit bâtiment où sont les chaudières, continuer le mur du côté de septentrion jusqu’au colombier. En 1779, la famille Boucher est toujours présente au logis de La Gord en la personne de Jacques Boucher.

  • Mazotte (Plan).
    Segonzac - Mazotte (15 août 2018)
    Segonzac – Mazotte (15 août 2018)

    La terre de Mazotte relève au XIVe siècle du château de Bouteville. Le premier seigneur connu, Hélie des Moustiers, mentionné en 1365, rend hommage au comte d’Angoulême en 1394. Sa fille épouse Hélie Foucault de Pons et la fille de ce dernier Jean de Lousme, seigneur d’Ardennes. Jean de Lousme rend hommage au Roi pour sa terre de Mazotte en 1441 et 1469. Marguerite de Lousme épouse Georges Victor qui devient ainsi seigneur de Mazotte. Le domaine, en indivision à sa mort, finit par échoir à François Green de Saint-Marsault, dont la famille va le garder jusqu’en 1668. Le 24 février de cette année-là, la seigneurie de Mazotte est acquise par les Jésuites. En 1669, la toiture en ardoise est en mauvais état, les murs ont bougé, la charpente également. La couverture était en tiers-point et cinq lucarnes sortaient sur chaque façade. Les travaux réalisés en ont fait un comble « à la française » (à la Mansart) afin de réduire la hauteur. On a supprimé les cinq lucarnes du sud et obturé les cinq grandes fenêtres en pierre de taille. Mazotte est à nouveau restauré en 1788-89, date où l’on installe une toiture à faible pente. Deux tours sont attestées dans divers documents du XVIIIe siècle, ainsi qu’une fuie couverte en tuiles plates, des murailles, un pont-levis, des « canaux » le long du logis pour conduire les eaux au-dehors, une chapelle,… Saisi, le château de Mazotte est vendu comme bien national et adjugé le 29 nivôse an II (18 janvier 1795), à Paul César Guesdon « agriculteur », demeurant à Beauregard sur la commune de Juillac le Coq, pour la somme de 61,000 livres. Le domaine avait été divisé en plus de trente lots. Les éléments, qui faisaient de Mazotte un château, pnt bien vite disparu. Il n’y a plus de chapelle, de tours, de fuie, de murailles… Aujourd’hui, si le nom n’était, pour l’averti, évocateur, Mazotte ne serait qu »une ferme parmi tant d’autres. Il ne reste pratiquement rien d’apparent de l’ancien château : quelques ouvertures chanfreinées, un appui de baie saillant et mouluré sous un hangar, une chaîne d’angle sur le corps de logis, un cadran solaire daté de 1672, c’est bien maigre !

  • Un logis à Bouchet (Plan).

    Segonzac - Un logis à Bouchet (15 août 2018)
    Segonzac – Un logis à Bouchet (15 août 2018)
  • Un logis à Bouchet (Plan).

    Segonzac - Un logis à Bouchet (15 août 2018)
    Segonzac – Un logis à Bouchet (15 août 2018)
  • Producteur Claude Thorin à Biard (Plan).
    Segonzac - Claude Thorin à Biard (15 août 2018)
    Segonzac – Claude Thorin à Biard (15 août 2018)

    Site Web

  • Le lavoir du Bourg (Plan).

    Derrière l’église est situé un lavoir alimenté par une importante fontaine. Il a été construit entre 1812 et 1849.

    Lavoir derrière l'église (10 avril 2017)
    Lavoir derrière l’église (10 avril 2017)

    Le canal à côté de l'église (10 avril 2017)
    Le Canal à côté de l’église (10 avril 2017)
  • Le lavoir de Bussac (Plan).

    Le lavoir est formé de deux bassins, deux margelles inclinées en pierre. Fond dallé ainsi que le tour. Alimenté par une fontaine.

    Le lavoir de Bussac

  • Le lavoir de Champagnoux (Plan).

    Bassin rectangulaire, auquel on accède par un petit escalier. Quatre margelles inclinées en pierre. Alimenté par une fontaine.

    Le lavoir de Champagnoux

  • Le puits à Bouchet (Plan).

    Segonzac - Le puits du Bouchet (15 août 2018)
    Segonzac – Le puits du Bouchet (15 août 2018)

Notes et références


Le livre : ‘Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente’
L’église Saint-Pierre
Temple protestant
Wikipedia Segonzac

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