Saint-Sulpice-de-Cognac

Saint-Sulpice-de-Cognac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Saint-Sulpiciens et Saint-Sulpiciennes.

Localisation


Saint-Sulpice-de-Cognac est une commune de l’aire urbaine de Cognac située à l’ouest du département de la Charente, auquel elle est la plus occidentale, et limitrophe de la Charente-Maritime, à 8 km au nord-ouest de Cognac et 44 km à l’ouest d’Angoulême.

Le bourg de Saint-Sulpice est aussi à 3 km au nord-ouest de Cherves-Richemont, 4 km au sud-est de Burie, 13 km au sud de Matha, 19 km à l’est de Saintes et 23 km au sud-est de Saint-Jean-d’Angély.

La commune est traversée par la D 731 entre Cognac et Saint-Jean-d’Angély, qui passe à 600 m au sud-ouest du bourg et aussi par la D 55, qui va en direction de Mesnac à l’est et Saint-Bris-des-Bois à l’ouest.

La gare la plus proche est celle de Cognac, desservie par des TER à destination d’Angoulême, Saintes et Royan avec correspondance à Angoulême pour Paris, Bordeaux, Poitiers et Limoges, et à Saintes pour La Rochelle et Niort.

Hameaux et lieux-dits


L’habitat est très dispersé entre le bourg de Saint-Sulpice, les Chaudroles, Canton Buhet, Coulonges, chez Pommier, la Poterie, chez Bugeard, chez Landais, les Béguillères et chez Joannais à l’ouest, Peuyon, le Vignaud, Sept Fonts, le Chausset, chez Gautier, près de la voie romaine, etc.

Hameaux de Saint-Sulpice de Cognac
Hameaux de Saint-Sulpice de Cognac
LES HAMEAUX DE SAINT-SULPICE-DE-COGNAC
Bel Aspect
Bel Endroit
Canton Buhet
Chez Allard
Chez Bataillon
Chez Begaut
Chez Besson
Chez Billard
Chez Bodet
Chez Bourreau
Chez Brandon
Chez Bugeard
Chez Chenard
Chez Cocuaud
Chez Fruchet
Chez Gaboriau
Chez Gautier
Chez Goron
Chez Joannais
Chez Landais
Chez Masson
Chez Michot
Chez Millet
Chez Moreau
Chez Mouchet
Chez Plisson
Chez Pommier
Chez Rabatier
Chez Ripoche
Chez Roullin
Chez Tabois
Chez Tachet
Chez Trocada
Chez Turpeau
Coulonges
La Betrie
La Borderie
La Bourdonnerie
La Cantinerie
La Chagnée
La Fremigère
La Guitarderie
La Maison Neuve
La Maison Rouge
La Minotte
La Motte
La Petite Cassotte
La Plante
La Poterie
La Sorellerie
La Varenne
Labrousse
Le Brandart
Le Bruillis
Le Cartier
Le Chausset
Le Clos
Le Défend
Le Logis
Le Maine
Le Petit Moulin
Le Plessis
Le Ribellot
Le Vignaud
Les Annereaux
Les Béguillères
Les Chaudroles
Les Essarts
Les Fades
Les Gatillons
Les Râteaux
Loume
Peuillet
Peuyon
Saint Martin
Sept Fonts

Histoire


Des tombes rupestres qui dateraient de l’époque gauloise ont été retrouvées aux Chaudrolles.

La commune était un lieu de passage car traversée par la voie romaine d’Agrippa de Saintes à Lyon, dite chemin des Romains ou Chemin chaussé, avec une borne milliaire à la limite de la Charente-Maritime, au lieu-dit Chez Rateau.

L’église a été donnée en 1072 à l’abbaye Saint-Léger d’Ébreuil dans l’Allier, par Guillaume Paluel, un de ses fondateurs et seigneur du lieu. Elle a été ainsi réunie au prieuré de l’église Saint-Léger de Cognac qui dépendait aussi de cette abbaye.

Les carrières de pierre de taille provenant de la bordure de la vallée de l’Antenne, au lieu-dit les Chaudrolles, au grain jaune, ont été exploitées depuis l’antiquité.

Le fief de Coulonges est attesté dès le XVIe siècle. Ce fief a appartenu à cette époque aux Montalembert, puis par mariage en 1653 aux de Curzay, seigneurs de Boisbertaud (dans la paroisse de Rouillac), jusqu’en 1737 où il est passé aux mains de Charles Tizon, chevalier.

L’autre fief important de la paroisse était Vaujompe. Il a appartenu à la famille de Régnier, noble depuis 1545, puis est passé à la famille de Badiffe.

Le pont de Saint-Sulpice a joué un rôle important dans l’histoire de l’Angoumois et Saintonge. Lors des guerres de religion, c’est en effet à ce pont que l’amiral de Coligny a rallié les débris de l’armée protestante après la bataille de Jarnac, en 1569. C’est aussi à ce pont que l’avant-garde du comte d’Harcourt, commandée par le sieur de Folleville, maréchal de camp, culbuta, en 1651, les avant-postes du prince de Condé.

Le 7 mars 1787 les représentants de Saint-Sulpice et de l’enclave de Migron à l’assemblée préliminaire des États généraux qui se tient à la salle capitulaire des Récollets de Cognac sont le notaire H. Phelippot, P. de la Robertière, P. Morillaud et J. Rayé.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d’intérêt local à voie métrique des Chemins de fer départementaux de Cognac à Saint-Jean-d’Angély. Au début de ce même siècle, l’industrie dans la commune était représentée par les carrières des Chaudrolles, quelques moulins et une laiterie.

Lieux et monuments


Patrimoine religieux

  • L’église date du XIe siècle et a été reconstruite vers la fin du XIIe siècle. Elle est à un vaisseau avec un plan en croix latine avec une voûte en berceau plein-cintre. Elle est couverte de tuiles creuses, de tuiles plates et d’ardoises. L’abbé Lamande, son curé est à l’initiative d’une restauration radicale au milieu du XXe siècle. Elle semble être inscrite monument historique depuis 1950 (Plan).

    L'église (12 avril 2017)
    L’église (12 avril 2017)
    L'église (12 avril 2017)
    L’église (12 avril 2017)

     L’église dédiée à saint Sulpice, fut donnée en 1072 par le seigneur Guillaume Paluel à l’abbaye d’Ebreuil dans l’Allier. Celle-ci la confia au prieuré Saint-Léger de Cognac qui la conserva jusqu’en 1622, date à laquelle elle fut de nouveau rattachée à l’abbaye. L’église primitive fut rebâtie au XIIe siècle. Elle présentait un plan en croix latine : une nef à collatéraux, un transept à absidioles et une abside. Les travaux réalisés en 1950, selon les plans dressés par l’architecte Georges Naud en 1936, ont largement modifié l’édifice d’origine, notamment la nef. Ces travaux furent réalisés à l’instigation de l’abbé Julien Lamandé. Ce dernier, sui fut curé de Saint-Sulpice de 1927 à 1959, décéda dans l’église où il fut inhumé. La dalle funéraire est toujours visible au sol dans le bras nord du transept. A l’intérieur, les arcades qui séparaient les collatéraux de la nef centrale ont été supprimées, créant un vaste vaisseau unique. A la même époque, les murs gouttereaux ont été largement surhaussés. Le clocher occupe l’emplacement de l’abside romane disparue. La façade occidentale à trois niveaux a également été remaniée. Le rez-de-chaussée avec son portail à voussures encadré de deux arcades aveugles est le seul élément roman d’origine. L ‘édifice possède un important programme de vitraux réalisés en 1959 par le maître-verrier Francis Chigot (1879-1960). Cet artiste, considéré comme l’un des rénovateurs de l’art du vitrail en France, était originaire de Limoges, où il exerça de 1907 jusqu’à sa mort. Amateur d’art, il connaissait parfaitement les mouvements artistiques de son époque et les intégra à son œuvre. Ainsi ses vitraux religieux, figuratifs au début de sa carrière, devinrent plus abstraits après 1945. Les créations de l’église de Saint-Sulpice-de-Cognac constituent l’une des dernières productions du maître-verrier qui décéda un an plus tard. Un seul vitrail figuratif orne la baie de la façade occidentale : il représente le saint patron de l’église. Les six verrières de la nef évoquent, par des symboles et quelques mots latins, des passages du Nouveau Testament (la multiplication des pains et des poissons, la descente de l’Esprit Saint, Credo etc.) Les vitraux du bras nord (bleus parsemés d’étoiles) sont dédiés à la Vierge Marie et ceux du bras sud (orangé parsemés d’étoiles) à saint Joseph. Le vitrail du choeur évoque la Crucifixion.

    Le patrimoine religieux comporte aussi une croix de chemins.

Patrimoine civil

  • La mairie (Plan).
    Mairie (12 mai 2017)
    Mairie (12 mai 2017)
    Heures d’ouverture de la mairie
    Lundi 8h00 à 12h00
    Mardi 8h00 à 12h00 14h00 à 19h00
    Mercredi 8h00 à 12h00
    Jeudi 8h00 à 12h00
    Vendredi 8h00 à 12h00 14h00 à 17h00
    Site Web : https://www.saint-sulpice-de-cognac.fr/
  • Le monument aux morts (Plan).

    Monument aux morts (12 mai 2017)
    Monument aux morts (12 mai 2017)
  • Le presbytère actuellement la mairie (Plan).
    Saint-Sulpice de Cognac - Le presbytère (14 juin 2018)
    Saint-Sulpice de Cognac – Le presbytère (14 juin 2018)

    Le bâtiment comprend trois niveaux. Rez-de-chaussée et premier étage sont éclairés par de grandes baies couvertes en arc segmentaire, et l’étage à surcroît par des oculi ovales. La porte est cantonnée de deux pilastres nus amortis par des chapiteaux ioniques supportant un entablement droit mouluré. On y lit la date de 1766. La clé de la plate-bande est ornée d’une tête. L’intérieur conserve une fontaine ornée d’une tête entre deux rameaux. La niche au-dessus, couverte en anse de panier, est cantonnée de deux pilastres et surmontée d’un fronton triangulaire interrompu par une coquille Saint-Jacques.

  • Le château de Coulonges a été remanié au XIXe siècle  (Plan).

    Le château de Coulonges (12 mai 2017)
    Le château de Coulonges (12 mai 2017)
  • Le moulin de Coulonges (Plan).

    Moulin à Coulonges (12 mai 2017)
    Moulin à Coulonges (12 mai 2017)
  • La ferme de ‘Chez Pommier’ (Plan).

    Saint-Sulpice de Cognac - Chez Pommier (20 mai 2018)
    Saint-Sulpice de Cognac – Chez Pommier (20 mai 2018)
  • Plusieurs logis sont anciens, comme le logis du Plessis dont il reste le passage couvert du XVIe siècle et qui a été reconstruit au XIXe siècle  (Plan).

    Le logis du Plessis (12 avril 2017)
    Le logis du Plessis (12 avril 2017)
  • Bel Endroit (Plan) est situé le long de la voie romaine, le Chemin chaussé. Les seigneurs de Bel-Endroit sont attestés dès 1570 et l’édifice comporte une tour d’escalier polygonale en pierre de taille daté du XVIIe siècle.

    Saint-Sulpice de Cognac - Bel-Endroit (20 mai 2018)
    Saint-Sulpice de Cognac – Bel-Endroit (20 mai 2018)
  • De la ferme de la Motte (Plan) il reste une porte remarquable après des remaniements au XIXe siècle. La ferme de la Plante a conservé un portail du XVIIIe siècle (Plan).

    Portail de la ferme de la Motte (13 avril 2017)
    Portail de la ferme de la Motte (13 avril 2017)

    La ferme de la Plante
    La ferme de la Plante (12 avril 2017)
  • Le moulin de Chez Gautier (Plan).

    Manoir de Chez Gautier (12 mai 2017)
    Manoir de Chez Gautier (12 mai 2017)
  • La pyramide sur le pont de Saint-Sulpice-de-Cognac (Plan).
    La Pyramide de Saint-Sulpice-de-Cognac (12 septembre 2016)
    La Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice-de-Cognac (12 septembre 2016)

    DESCRIPTION


    L’obélisque a été reposée à sa place initiale sur le parapet du pont. La pyramide a été inscrite au titre des monuments historiques le 24 mai 1965.

    HISTORIQUE


    La pyramide élevée sur le pont de Saint-Sulpice commémore le rassemblement des troupes protestantes après la bataille de Jarnac. C’est le lieu que donne Gaspard II de Coligny à la cavalerie protestante pour se regrouper et organiser la retraite vers Saint-Jean-d’Angély.

    C’est aussi le lieu où en en 1651, pendant la Fronde, Molleville, le maréchal de camp de l’armée d’Henri de Lorraine-Harcourt, déconfit les avant postes du prince de Condé.

    Ce monument a été érigé au XVIIIe siècle. Plusieurs fois percuté par des camions il est resté un certain temps déposé puis a été remis en place après que la déviation soit ouverte.

  • Le lavoir de Chez Landais (Plan).
    Lavoir de Chez Landais (12 mai 2017)
    Lavoir de Chez Landais (12 mai 2017)

    Lavoir de forme trapézoïdale, deux margelles inclinées, alimenté par le ruisseau, Le Landais, bien fleuri. À proximité, un timbre plein de fleurs.

  • Le lavoir des Sept fonts (Plan).
    Lavoir des Septs font (12 mai 2017)
    Lavoir des Septs font (12 mai 2017)

    Un magnifique lavoir couvert, dans un joli cadre arboré et fleuri. Alimenté par une immense fontaine, grand bassin, deux margelles en pierre d’origine. Toit à trois pans inclinés et ouvert au milieu, recouvert de tuiles rondes, soutenu par huit piliers de bois. On y accède par un petit escalier.

  • Le lavoir de Labrousse (Plan).
    Lavoir de Labrousse (12 mai 2017)
    Lavoir de Labrousse (12 mai 2017)

    Bassin rectangulaire, alimenté par une fontaine, deux margelles en pierre. A été nettoyé en 2005 par les élèves d’une école : lire l’inscription gravée sur une pierre.

  • Le lavoir de Saint Martin (Plan).
    Lavoir de Saint-Martin (12 mai 2017)
    Lavoir de Saint-Martin (12 mai 2017)

    Lavoir en bon état, alimenté par une fontaine, au pied de grands saules. Long bassin rectangulaire, deux longues margelles en grosses pierres. Des restes de piliers laissent penser qu’il était couvert autrefois.

  • Le lavoir du Peuyon (Plan).
    Lavoir du Peuyon (12 mai 2017)
    Lavoir du Peuyon (12 mai 2017)

    Alimenté par une fontaine. À côté existait un rouissoir. Le chemin est actuellement inaccessible. Autrefois, les hommes remontaient le linge lavé dans des charrettes.

  • Le lavoir du Pont Saint-Sulpice (Plan).
    Lavoir pont Saint-Sulpice (12 mai 2017)
    Lavoir pont Saint-Sulpice (12 mai 2017)
    Fontaine du lavoir pont Saint-Sulpice (12 mai 2017)
    Fontaine du lavoir pont Saint-Sulpice (12 mai 2017)

    Au pied du pont un lavoir rectangulaire non couvert avec 2 margelles en pierres précédemment recouvertes de béton. Actuellement sans eau et encombré de boue il était autrefois alimenté par une fontaine située de l’autre côté du chemin.

  • Les deux puits de chez Jouannais et de chez Millet (Plan) sont répertoriés sur la base Mérimée, ainsi qu’un four à pain et de nombreuses maisons du XVIIIe siècle.

    Le puits de chez Jouannais (13 avril 2017)
    Le puits de chez Jouannais (13 avril 2017)

    Plan du 1er puits

    Le puits de chez Jouannais (13 avril 2017)
    Le puits de chez Jouannais (13 avril 2017)

    Plan du deuxième puits

    Puits chez Millet (3 avril 2017)
    Puits chez Millet (3 avril 2017)
  • Le puits de Saint-Martin (Plan).

    Puits de Saint-Martin (12 mai 2017)
    Puits de Saint-Martin (12 mai 2017)
  • Le Travail situé devant l’église, permettait de ferrer les bœufs et de soigner les gros animaux (Plan).

    Le Travail (12 avril 2017)
    Le Travail (12 avril 2017)
  • Le pont de fer a connu la voie de chemin de fer local. Il permet aux randonneurs d’aller de Saint-Sulpice à Cherves (Plan).

    Le pont de fer (12 avril 2017)
    Le pont de fer (12 avril 2017)

Notes et références


Le livre : ‘Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente’
La Pyramide sur le pont de Saint-Sulpice-de-Cognac
Wikipedia Saint-Sulpice-de-Cognac

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s