Saint-Brice

Saint-Brice est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Saint-Briçois et les Saint-Briçoises.

Localisation


Saint-Brice est une commune du Cognaçais situé à 4 km à l’est de Cognac et 34 km à l’ouest d’Angoulême. Située à l’extrémité orientale du canton de Cognac-Nord, la commune est située au bord de la Charente.

Bien que la commune franchisse légèrement le fleuve au sud, le bourg de Saint-Brice est situé sur sa rive droite. Il est aussi à 8 km à l’ouest de Jarnac et 19 km au sud-ouest de Rouillac.

La route principale de la commune est la D 15, qui va de Cognac à Rouillac. Elle franchit la Charente et passe à 0,5 km à l’ouest du bourg. Elle rattrape au sud la N 141 entre Angoulême et Cognac, maillon occidental de la route Centre-Europe Atlantique, qui passe sur la rive gauche de la Charente et contourne Cognac par le sud. La D 157 traverse le bourg et va vers l’est en direction de Jarnac par la rive droite.

La gare la plus proche est celle de Cognac, desservie par des TER à destination d’Angoulême, Saintes et Royan avec correspondance à Angoulême pour Paris, Bordeaux, Poitiers et Limoges, et à Saintes pour La Rochelle et Niort.

Hameaux et lieux-dits


Un des centres de population importants est le village des Mullons, sur la rive gauche de la Charente (ce village s’appelait autrefois Dorville). On trouve également la Maurie, près de la Charente; la Roche, près de la Soloire; chez Guiard, la Trache; Uffaut et les Vollauds, sur la rive gauche de la Charente; la Soloire, etc.

Hameaux de Saint-Brice
Hameaux de Saint-Brice
LES HAMEAUX DE SAINT-BRICE
Abbaye de Châtres
Château de la Soloire
Chez Danger
Chez Gautron
Chez Guiard
Garde-Épée
Hameau de l’Alouette
L’Empire
L’Étang
La Branderaie
La Chaume Plate
La Chevalerie
La Garenne
La Maisonnette
La Maurie
La Petite Roche
La Roche
La Soloire
La Trache
Le Bois Clair
Le Coteau
Le Moulin de la Motte
Le Petit Rocher
Le Verdut
Les Mullons
Les Vollauds
Port de l’Échassier
Uffaut
Varaize

Histoire


Le site de Garde-Épée a été occupé depuis l’antiquité. La présence d’un site romain a été signalée avec, peut-être, des thermes. Des tessons ont été trouvés près de la Charente à l’est du port de Lachaud, et sur le site de l’abbaye de Châtre.

Au cours du Moyen Âge, Saint-Brice et l’abbaye de Châtre se trouvaient sur un itinéraire secondaire est-ouest fréquenté par les pèlerins qui allaient au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et aux reliques de saint Eutrope à Saintes. Le Chemin des Anglais, sur la rive droite de la Charente à partir d’Angoulême, traversait la Charente au « port du Chassier » (port de l’Échassier).

Le château de Saint-Brice est une construction du XVIe siècle, élevée sur terrasse, d’où la vue plonge sur la vallée de la Charente. Ce château était le siège d’une seigneurie dont le plus ancien possesseur connu est Messire Jehan de Lousme, qui vivait dans la seconde moitié du XIVe siècle ; on le connaît pour avoir rendu hommage au prince de Galles, prince d’Aquitaine, en 1363. C’est un de ses descendants, Jean de Lousme, qui vendit, en 1496, le domaine de Châtenay à Louise de Savoie.

La seigneurie de Saint-Brice passa ensuite aux mains de la famille Poussard, de Fors, en Poitou. Un membre de cette famille, Jean Poussard, épousa Catherine Gasteuil, dame de Saint-Trojan. C’est très probablement à leurs fils aîné, Charles Poussard, qu’est due la construction du château actuel de Saint-Brice. Charles Poussard laissa Saint-Brice à son fils Daniel, qui eut l’honneur de recevoir Catherine de Médicis et sa cour, lors des conférences de 1586 avec le roi Henri III de Navarre.

Le mariage de Suzanne Poussard, sœur de Daniel, avec Louis d’Ocoy, seigneur de Saint-Trojan, porta la terre de Saint-Brice dans la famille d’Ocoy, dont deux membres, Jean-Casimir d’Ocoy et François d’Ocoy, fils et petit-fils de Louis d’Ocoy, se distinguèrent pendant le siège de Cognac, lors de la Fronde du Grand Condé, en 1651. François d’Ocoy se joignit ensuite à l’escadron de volontaires formé par les gentilshommes de la contrée, sous le commandement de M. de Tracy, et prit part à l’affaire de Tonnay-Charente et au combat de Saint-André-de-Cubzac.

Les seigneurs de Saint-Brice, protestants, redeviennent catholiques à la révocation de l’Édit de Nantes, en 1685.

Vers 1734 ou 1736, la terre de Saint-Brice passa, avec Saint-Trojan, entre les mains de la famille de Maulevrier. À l’époque de la Révolution, Saint-Brice était possédée par messire Jean-Baptiste des Nanots, écuyer, conseiller au parlement de Bordeaux, qui avait épousé Anne-Rosalie de Maulevrier.

Le 7 mars 1787, les représentants de Saint-Brice à l’assemblée préliminaire des États généraux qui se tient à la salle capitulaire des Récollets de Cognac sont Henry de Jarnac et Jean Douteau.

Aujourd’hui, le château de Saint-Brice appartient à la famille Hennessy.

Lieux et monuments


Patrimoine religieux

  • L’église de Saint-Brice (Plan).
    Eglise de Saint-Brice (12 septembre 2016)
    Eglise de Saint-Brice (12 septembre 2016)
    Eglise de Saint-Brice (12 septembre 2016)
    Eglise de Saint-Brice (12 septembre 2016)

    L’église paroissiale Saint-Brice du XIIe siècle dont l’abside a été remplacée par un chœur au XIIIe siècle et dont la nef a été remaniée au XVe siècle. Prieuré-cure de chanoines réguliers de saint Augustin, elle dépendait de l’abbaye de Châtre.
    Elle est inscrite monument historique depuis 1964.

  • L’abbaye Notre-Dame-de-l’Assomption de Châtre (Plan).
    Abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption de Châtre (15 août 2016)
    Abbaye Notre-Dame-de-l’Assomption de Châtre (15 août 2016)

    L’abbaye Notre-Dame-de-l’Assomption de Châtre, ancienne abbaye d’Augustins fondée par un seigneur de Bourg-Charente au XIe siècle, avec ajout de l’église Notre-Dame de l’Assomption de Châtre au XIIe siècle : église et petit bâtiment conventuel désaffectés. Édifice roman avec trois coupoles sur pendentifs sur la nef, une coupole sur pendentif sur la croisée, et chœur refait au XIVe siècle. Elle a été ruinée pendant les guerres de religion au XVIe siècle. L’élément le plus remarquable est sa façade ouest, à arcatures, ajourée par un arc polylobé, au portail avec des motifs sculptés ornant frises, arc et arcatures.

    Elle est classée monument historique depuis 1948.

    Chef-d’oeuvre abandonné aux ronces et au lierre, aux dégradations du temps et des éléments, dans le silence d’un vallon ombragé de grands arbres, l’abbaye de Chastres, de l’ordre de Saint-Augustin, avait été fondée aux alentours de l’an mil par un seigneur inconnu de Bourg-Charente.

    Bâtie en forme de croix latine, autour d’une coupole centrale que dominait autrefois un beau clocher, le nef à trois coupoles, les transepts voûtés en ogives romanes (le transept nord a été démoli), l’abside terminale primitivement circulaire avec absidioles aux latéraux, a été remplacée par un sanctuaire carré de style ogival. Cette mutilation est choquante, mais n’empêche pas le monument d’être remarquable. La façade de l’église, bien conservée, est d’une grande beauté. Quelle délicatesse dans ces colonnettes, quelle variété dans l’ornementation, quelle richesse dans ces archivoltes, quel beau feston de chapiteaux et de frises sculptées, quelle simplicité gracieuse dans ce portail à quatre voussures !

    Quel suggestif et charmant décor que ce cintre découpé en festons et dont la dentelle de pierre se détache sur le vide de la porte ! Mais cet arc polylobé, avec ses sept festons, on le retrouve dans l’art oriental, dans l’art de la Perse, surtout dans l’art des Arabes. Et le passé s’éclaire. « Les influences arabes dans l’art roman », le savant M. Emile Mâle les a retrouvées et expliquées en cheminant à travers notre région. L’éminent archéologue s’arrête et dit éloquemment : « La grande épopée du pèlerinage de Saint-Jacques et de la lutte contre les Maures n’est pas seulement dans ‘la Chanson de Roland’ : elle est écrite au front des vieilles églises de la route d’Espagne… »

    Et la prodigieuse épopée médiévale du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, nous la revivons dans cette splendide façade. Dans le silence de cette solitude impressionnante, devant l’abandon poignant de ces ruines douloureuses, ces pierres nous les crient. Les chartes nous l’attestent, si les premiers moines consacraient une part de leurs ressources à se construire un couvent confortable, à édifier à Dieu, pour sa demeure, un chef-d’oeuvre d’architecture digne de leur foi et de leur piété, s’ils donnaient l’hospitalité à leur frères, s’ils nourrissaient les pauvres et les admettaient en certaines fêtes à leur réfectoire, ils hébergeaient aussi les pèlerins, grands bâtisseurs et sculpteurs des églises romanes. Ceux-ci payaient leur dépense en dentelle de pierre et, comme un guerrier aurait rapporté les armes d’un Maure vaincu, plaçaient sur les monuments religieux, l’embellissement admiré dans l’Espagne et qui leur rappelait l’arc polylobé, immortel et pacifique trophée de victoire de l’Occident chrétien contre l’Islam à jamais vaincu.

    Quoi d’étonnant que ces moines et leurs constructions aient été le point de mire de la cupidité et du vandalisme ! La domination de l’Anglais ravageur, les dévastations causées à diverses époques, les discordes religieuses, les dissensions civiles, la mise en commende de l’abbaye, la dispersion des moines, la suppression des ordres religieux, firent de l’abbaye de Chastres une ruine, grandiose par ses souvenirs, mais une ruine émouvante par sa beauté dans le silence que rien ne trouble.

  • Le Christ (Plan).

    Saint-Brice - Le Christ (30 juillet 2018)
    Saint-Brice – Le Christ (30 juillet 2018)

Patrimoine civil

  • La mairie (Plan).
    Saint-Brice - La mairie (2 novembre 2017)
    Saint-Brice – La mairie (2 novembre 2017)
    Heures d’ouverture de la mairie
    Lundi 10h00 à 12h00 14h00 à 17h00
    Mardi 10h00 à 12h00
    Jeudi 10h00 à 12h00
    Vendredi 10h00 à 12h00 14h00 à 17h00
    Site Web : http://www.saint-brice16.fr/
  • Le monument aux morts (Plan).

    Le monument aux morts (12 septembre 2016)
    Le monument aux morts (12 septembre 2017)
  • Le château de Saint-Brice (Plan).

    Le Château de Saint-Brice dont la tour date du XIIIe siècle et le logis du XVIe siècle plusieurs fois remanié. Son parc en pente vers la Charente et son labyrinthe de buis taillé sont classés jardin historique.

    Château de Saint-Brice (22 août 2016)
    Château de Saint-Brice (23 août 2016)

    Le château de Saint-Brice, qui domine la vallée de la Charente, date de la fin du XVIe siècle. En 1586, il accueillit Catherine de Médicis lors de ses entrevues avec le roi de Navarre. Cette élégante demeure est désormais la propriété de la famille Hennessy.

  • Le dolmen de Garde Epée (Plan).

    Le dolmen de Garde-Épée, à Garde-Épée date du Néolithique. Il est édifié sur une butte de grès gris, et il est lui-même dans cette pierre.

    Le Rocher de la Vache est situé à 200 m à l’est du dolmen sur un tumulus boisé. Le site est classé depuis 1934.

    Dolmen de Garde-épée (15 août 2016)
    Dolmen de Garde-épée (15 août 2016)
    Dolmen de Garde-épée (15 août 2016)
    Dolmen de Garde-épée (15 août 2016)

    Dans la commune de Saint-Brice, à Garde-Épée, à quelques mètres et au sud de la route qui conduit à Bourg-Charente, un dolmen est complètement découvert et très bien conservé, sa table est formée de deux pierres. A une cinquantaine de mètres, dans les pins, sur un sommet, un amas de pierres appelé dans le pays « la tête de vache », passe pour être un ancien dolmen, mais rien ne le prouve. Aucun bloc ne semble assez volumineux pour avoir été élevé sur des pilliers.

  • Le château de Garde Epée (Plan).

    Le Château de Garde-Épée, un logis construit de 1553 à 1562 avec ouvrage d’entrée et pigeonnier remarquables.

    Château de Garde Epée (15 août 2016)
    Château de Garde Epée (15 août 2016)
    Château de Garde Epée (15 août 2016)
    Château de Garde Epée (15 août 2016)

    Au sommet de la colline de Gardépée, observatoire facile de la vaste plaine, où, rivales, durent longtemps se heurter peuplades et tribus, se dresse le château de Gardépée. Son beau portail, avec une fuie gigantesque, mérite de retenir l’attention du passant sur ce château, qui doit dater du début du XVIIe siècle. En 1744, le logis de Gardépée, qui avait appartenu à Jean Ancelin et à un M. Richard passa à la famille de Jarnac de Gardépée qui le possède encore de nos jours.

  • Le château d’Uffaut (Plan).
    Saint-Brice - Château d'Uffaut (16 mai 2018)
    Saint-Brice – Château d’Uffaut (16 mai 2018)

    De la demeure ancienne, il ne reste qu’un portail crénelé se composant d’une porte cochère et d’une porte pour les piétons. Celle-ci est décorée de trois motifs géométriques gravés. Sur la clé de l’arc en plein cintre, des initiales surmontées d’une couronne, avec au-dessus un triangle portant la date de juillet 1612. Les six merlons disposés au-dessus d’une simple corniche sont couronnés de frontons triangulaires. On trouve mention de la « mestairie Dufau » dans un acte du 10 février 1671. Jean Esrable des Barrières (1729-1799), frère de Guillaume, sieur de Saint-Rémy, s’installe à Cognac en 1755. Il est conseiller du roi, juge civil et criminel de l’Élection de Cognac jusqu’en 1790. Il acquiert Uffaud (Uffau, Uffaut) le 2 novembre 1757.

  • La première maison de Saint-Brice du XIIIe siècle (Plan).

    Saint-Brice - Première maison de Saint-Brice du 13e siècle (25 juillet 2018)
    Saint-Brice – Première maison de Saint-Brice du 13e siècle (25 juillet 2018)
  • La croix à côté du château d’Uffaut (Plan).

    Saint-Brice - Croix à côté du château d'Uffaut (16 mai 2018)
    Saint-Brice – Croix à côté du château d’Uffaut (16 mai 2018)
  • Le four à pain (Plan).

    Saint-Brice - Le four à pain (23 mai 2018)
    Saint-Brice – Le four à pain (23 mai 2018)
  • La fontaine (Plan).
    Saint-Brice - La fontaine (25 juillet 2018)
    Saint-Brice – La fontaine (25 juillet 2018)

    Faites une halte à Saint-Brice

    Depuis l’automne, le chantier d’insertion La Clé de Voûte est à pied d’oeuvre sur la commune pour y restaurer le four à pain, la fontaine, le mur de l’école et de la mairie, ainsi que le parvis de l’église. Un chantier conduit dans les règles de l’art, selon les techniques traditionnelles de restauration.

    REDONNER VIE AU FOURNIL

    Le fournil et son enclos sont devenus un espace de convivialité. Une ouverture a été créée et permettra de faire passer les pains chaudement sortis du four aux visiteurs et promeneurs lors d’événements festifs. Le lieu servira aussi de halte aux randonneurs grâce à l’espace couvert, aux banquettes en pierres et aux toilettes qui ont été installés. Ses murs en pierres sèches ont été élevés selon la technique du limousinage, c’est-à-dire qu’ils ont été construits avec des moellons quasi bruts et du mortier. Une chape en béton de chaux est venue finir le sol qui est surplombé s’une charpente et d’une couverture à l’ancienne.

    Les salariés du chantier sont intervenus sur le toit du four. Ils ont remanié la couverture et ont revu l’ouverture de la cheminée. Sur les murs extérieurs, l’ensemble du mortier à base de ciment a été remplacé par un enduit de chaux qui laisse « respirer » la pierre. A l’intérieur, le plafond et les murs ont été recouverts d’un badigeon de chaux aérienne qui permet d’assainir l’édifice. En lieu et place du vieux carrelage qui recouvrait le sol, des dalles en pierre ont été posées. Quant à la pièce maîtresse, la voûte de la sole (il s’agit de la surface plane réservée au foyer), l’ensemble des joints entre les briques ont été refaits. Un travail pénible réalisé en position couchée sur le dos, à l’intérieur d’un espace de moins de 60 cm de haut.

    ‘Grand Cognac’ mai 2018
  • Le lavoir de la Maurie (Plan).
    Lavoir de la Maurie (12 septembre 2016)
    Lavoir de la Maurie (12 septembre 2016)
    Lavoir de la Maurie (12 septembre 2016)
    Lavoir de la Maurie (12 septembre 2016)

    Bassin rectangulaire, alimenté par une fontaine. Fond pavé, longue et profonde margelle. Un muret l’entoure. Entre le lavoir et la fontaine, un jardinet avec des pierres à laver et un timbre.

  • L’écluse de Gademoulin (Plan).

    Gensac la Pallue - Ecluse de Gademoulin (15 octobre 2017)
    Gensac la Pallue – Ecluse de Gademoulin (15 octobre 2017)

Notes et références


L’Eglise de Saint-Brice
Le livre ‘Le pays de Cognac’ page 48, 134, 135, 136
Le livre ‘La Charente, richesses à découvrir’ (Le château de Saint-Brice)
Le livre ‘Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente’ page 642
Le Lavoir de la Maurie
Wikipedia Saint-Brice

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