Jarnac

Jarnac, en saintongeais Jharnat, est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle est située sur la rive droite du fleuve Charente, entre Angoulême et Cognac.

C’est notamment la ville natale du président François Mitterrand, où il est enterré en 1996. Depuis août 2004, la ville accueille tous les ans l’université d’été de la Convention pour la sixième République.

La ville est située dans la zone d’appellation d’origine contrôlée cognac, dans le cru Fins Bois. De grandes et renommées maisons de négoce et beaucoup de petits producteurs de cognac, de Pineau des Charentes et de vin de Pays charentais sont installés dans la ville et dans ses proches environs.

Ses habitants sont appelés les Jarnacais.

Localisation


Jarnac est situé à l’ouest du département de la Charente, à mi-chemin entre Angoulême à l’est et Cognac à l’ouest. Elle est située sur le fleuve Charente qui passe dans ces deux cités.

Elle est principalement desservie par la route nationale 141, est-ouest, d’Angoulême à Saintes, maillon de la route Centre-Europe Atlantique et route des vacances d’été entre l’est de la France et Royan. La ville a été déviée en 2×2 voies en 2008.

La D 736 entre Ruffec et Saint-Fort-sur-le-Né par Rouillac, Sigogne et Segonzac traverse la commune du nord au sud.

La commune est desservie par la ligne SNCF d’Angoulême à Saintes et Royan, mais la gare de Jarnac se trouve sur la rive gauche de la Charente, sur la commune de Gondeville, au Bout des Ponts.

Hameaux et lieux-dits


Hameaux de Jarnac
Hameaux de Jarnac
LES HAMEAUX DE JARNAC
Beurac
Château des Chabannes
Château Saint-Martial
La Gibauderie
La Touche
Lartige
Le Bois Doucet
Le Chail
Le Chalet
Les Champagnolles
Les Grands-Maisons
Malbrac
Nanclas
Plantier de Saint-Cybard
Souillac

Histoire


Préhistoire

L’occupation des lieux est connue depuis l’époque néolithique ; de nombreux silex, fragments de pierre polie, ainsi qu’une table de dolmen ont été trouvés sur le territoire de la commune ; de même quelques rares découvertes d’objets de l’âge du bronze et de l’âge du fer attestent de la présence des civilisations ligures et celtes.

Le quartier des Grands Maisons était occupé avant l’époque romaine. Il se trouvait au croisement de deux chemins, un est-ouest qui se dirigeait vers le gué de l’Échassier (le Chemin des Anglais), et un nord-sud qui franchissait la Charente au gué du Port Richard.

Antiquité

Située dans la province de Saintonge, Jarnac (Agernacus, ou Agernacum ?) a profité à plein de l’occupation romaine ; des fours à potiers prouvent l’existence d’une industrie riche et développée.

Sa situation à cheval sur une ancienne voie gauloise et deux voies romaines, l’une appelée Chemin des Anglais, partant d’Angoulême et venant rejoindre près de Cognac le Chemin Boisné reliant Saintes à Périgueux, et son statut de seul port fluvial sur la Charente entre Saintes et Angoulême font apparaître son importance au temps des Romains. On franchit alors la Charente par le gué des Grand’Maisons, connu ensuite sous le nom de la Hausse-Charles.

Après quatre siècles d’influence romaine, les Wisigoths prennent possession en 418 de ces contrées, dont les habitants doivent céder les deux tiers de leurs terres.

Moyen Âge ancien

Un siècle plus tard, les Francs, menés par Clovis se répandent jusqu’aux Pyrénées, détruisant et dépeuplant les villes. Clovis se retire en établissant Bazole, comte d’Angoulême chargé de gouverner en son nom.

Une tradition constante, mais dont les témoignages n’ont pas été fixés par l’écriture, veut qu’il ait existé un château mérovingien tout à fait sur la crête qui domine la Charente et la vallée de Lartige, opposée à la première.

La terre de Jarnac relevait alors des comtes d’Angoulême, mais aussi du Prieur de l’abbaye Saint-Cybard d’Angoulême.

Au XIIIe siècle, une nouvelle invasion, celle des Maures se termine à Poitiers, leur armée y étant définitivement vaincue par Charles Martel en 732.

En 778, Charlemagne érige l’Aquitaine en royaume, attribué à son fils Louis ; au IXe siècle, l’Angoumois est confié à Turpion (vers 848) à qui succédera son frère Émenon, puis Vulgrin Ier, premier comte héréditaire de la province.

C’est alors l’invasion des Vikings, qui remontent la Charente en 846, brûlant, dévastant et pillant tout sur leur passage.

Moyen Âge central

C’est sous Guillaume Taillefer II, cinquième comte d’Angoulême, fin du Xe siècle, dont il fut un ami et défenseur fidèle, qu’il est fait mention d’un seigneur de Jarnac, Wardrade Loriches, comte de la Marche, habitant le Château de Jarnac, situé sur l’actuelle place du Château, et fondateur avec son épouse Rixendis de l’abbaye Saint-Étienne de Bassac où se voit encore leur tombeau.

Depuis la seconde partie du XIIe siècle, l’Aquitaine est devenue terre anglaise par le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri II Plantagenêt, et vers 1150, c’est l’unique bâtard de Richard Coeur de Lion, Philippe de Faucombrige, qui en épousant l’héritière des terres de Cognac, Merpins et Jarnac devient le seigneur des lieux. Sans héritier, ses domaines passent à son oncle, le roi Jean sans Terre et sa femme Isabelle d’Angoulême.

Leur fils Henri III d’Angleterre rend le domaine à Hugues X de Lusignan, comte de la Marche et d’Angoumois, qui a épousé sa mère, alors veuve de son père Jean sans Terre.

Des Plantagenêt, Jarnac retirera certaine acquisition communale avec ses franchises et libertés que Cognac réussira à conserver, mais que les Chabot s’empresseront d’écraser à Jarnac.

Au cours du Moyen Âge, Jarnac se trouvait aussi sur un itinéraire secondaire est-ouest fréquenté par les pèlerins au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et aux reliques de saint Eutrope à Saintes depuis le Limousin et le Périgord, itinéraire longeant de la Charente par Angoiulême et Cognac.

Moyen Âge tardif

Après les Lusignan, la terre de Jarnac relève successivement des Dreux de Mello, des Comtes d’Eu, des Craon, puis en 1410, avec le mariage de Marie Craon avec Louis Chabot de l’illustre Maison de Chabot.

Les Chabot vont régner à Jarnac de père en fils pendant trois siècles. Presque tous naîtront au château, presque tous seront enterrés dans l’église Saint-Pierre.

Les aînés, seigneurs de Jarnac, seront de grands capitaines et occuperont les plus grandes charges et dignités du royaume, en s’alliant avec les plus grands noms de France.

Les puînés seront chevaliers de Malte ou accumuleront les bénéfices ecclésiastiques des abbayes locales (Bassac, Châtres ou Saint-Jean-d’Angély).

Les filles feront de beaux mariages ou seront mises au couvent.

Bataille de Jarnac

Jarnac est le théâtre de la Bataille de Jarnac, importante confrontation de la troisième guerre de Religion, le 13 mars 1569, remportée par les catholiques, après la mort du prince de Condé, assassiné alors qu’il s’était rendu.

Lieux et monuments


Patrimoine religieux

  • L’église Saint-Pierre (Plan).
    Eglise Saint-Pierre (21 septembre 2016)
    Eglise Saint-Pierre (21 septembre 2016)

    L’église Saint-Pierre, ancien prieuré bénédictin du diocèse de Saintes, archiprêtré de

    Jarnac, appartient à l’abbaye Saint-Cybard d’Angoulême dès le VIIIe siècle ; l’église primitive, probablement en bois, est attestée dépendre dès l’an 773 de Saint-Cybard.

    Les bases du clocher et de la nef rappellent nettement les caractères du roman primitif. Il y eut un aménagement complet du vieux monument vers la fin du XIe siècle ; on construisit une porte à trois archivoltes; on établit les pilastres avec demi-colonnes dans la nef. Le chœur actuel, avec ses arcatures, remonte à cette époque et devait surmonter une crypte ; on voit encore nettement la naissance d’une abside semi-circulaire en prolongement du chœur.

    Au XIIIe siècle, il y eut une deuxième restauration plus complète : on suréleva les murailles ; on construisit de hauts contreforts pour soutenir la poussée des voûtes. Un clocher, avec fenêtres à lancette, fut établi sur une coupole portée par quatre piles, indépendante de la vieille cage de l’ancien campanile. Un chevet rectangulaire remplaça l’abside du XIe siècle et une belle crypte fut construite sous le chevet.

    Au XIVe siècle, elle est le siège de l’archiprêtré de Jarnac qui compte une quarantaine de paroisses incluant presque tout le nord du Cognaçais, du ruisseau la Guirlande à l’est à l’Antenne à l’ouest. Très remaniée à diverses époques, elle a été en partie détruite par les protestants en 1562.

    La vieille façade préromane, qui était l’un des plus beaux spécimens de l’art architectural du XIIe siècle, et avait besoin d’être restaurée a été détruite et entièrement refaite dans un style incertain en 1898, par la maire de l’époque.

  • Sa crypte Saint-Michel du XIIe siècle est le lieu de sépulture des seigneurs de Jarnac, tout au moins à partir du XVe siècle celui des Chabot, « illustre race, l’une des plus anciennes et des plus puissantes du Poitou et de toute la Guyenne ». Elle est classée monument historique depuis 1945.

    La crypte ‘La Michaude’ : Surnommée ainsi par les jarnacais puisqu’elle est dédiée à St Michel archange que l’on trouve en cariatide à l’angle Nord Est du plan carré et en peinture rupestre sur la face Est à gauche de l’ancienne fenêtre donnant dans le jardin de la cure.

    Construite au XIIIe siècle, cette crypte est classée monument historique depuis 1960 date des premiers travaux de restauration.
    Du pilier central jaillissent quatre voûtes en ogive surbaissées de huit nervures chacune et s’appuient d’une part sur des colonnettes romanes et d’autre part aux angles sur quatre cariatides.

    Toute la crypte était ornée de fresques aux tons doux parsemées de fleurons ocres racontant aux fidèles illettrés de l’époque comme une bande dessinée, quelques portraits de saints dont il n’en reste que trois. St Michel en ses deux fonctions, celle de vainqueur du démon et celle de peseur d’âmes à l’entrée du paradis. St Luc l’évangéliste tenant la bible dans sa main droite et sur le mur sud, un St Nicolas bénissant trois enfants sortant du saloir. Place de ce Saint justifié, car St Nicolas est le patron des bateliers, corporation importante le long du fleuve Charente.
    Sur le sol près du mur Ouest une plaque rappelant que cette crypte a servi d’ossuaire dont une partie de la famille des Comte de Jarnac y furent ensevelis de 1654 à 1707. En 1974 des vitraux, œuvre des ateliers de l’Abbaye de St Benoît sur Loire, ont complété sa restauration.

  • Le temple protestant (Plan).

    Jarnac a été très tôt un des foyers calvinistes de l’Angoumois. Après un premier temple installé dans une grange voisine du château et détruit en 1684, un second temple est édifié en 1761. Le temple actuel existait vraisemblablement en 1806. Il a fait l’objet de travaux d’agrandissement et de réaménagement au XIXe siècle : à partir de 1820, agrandissement et rehaussement du temple, ces travaux permettant l’accès au temple depuis la rue ; en 1888 réparations et aménagements intérieurs.

    Le temple, de plan rectangulaire très allongé, comporte deux parties distinctes : l’ancienne maison d’oraison de 1761 et l’extension, possédant une façade néo-classique exprimant la sobriété de l’église réformée.

    Il est inscrit monument historique depuis 1998.

    Temple protestant (21 septembre 2016)
    Temple protestant (21 septembre 2016)

    En 1761, les Protestants construisirent ici leur « maison d’oraison » ouvrant sur la ruelle. En 1821, le temple actuel est construit par Paul Abadie (père) sur les plans de François-Nicolas Pineau. Sa façade, sa disposition intérieure et son orgue Merklin ont justifié son classement.

  • Le premier temple (Plan).

    Jarnac - Le premier temple protestant (23 mai 2018)
    Jarnac – Le premier temple protestant (23 mai 2018)
  • Le Couvent, prison des Récollets (Plan).
    Jarnac - Le couvent des récollets (23 mai 2018)
    Jarnac – Le couvent des récollets (23 mai 2018)

    Le couvent des révérends pères Récollets de Jarnac est fondé par le comte Guy-Charles Chabot et sa première femme Marie-Claire de Créqui, le 17 novembre 1680, en partie sur des caves voûtées du XIVe siècle, et en partie sur l’emplacement de l’ancien temple protestant qui servira de magasin d’eau-de-vie pendant la Révolution…

    Le bureau est construit en 1740 pour un notaire. Rétrocédés en 1770 au comte de Jarnac, les bâtiments sont vendus en 1774. Les propriétaires sont, de 1763 à 1817, Ranson et Delamain, et, à partir de 1824, Paul Roullet et Henri Delamain. Ils sont de nouveau vendus en 1825 pour être transformés en prison.

    En 1875, les bâtiments deviennent des magasins à eau-de-vie et sont totalement remaniés.

Patrimoine civil

  • L’hôtel de ville (Plan).

    La mairie est située place Jean-Jaurès et occupe 2 062 m2. Les travaux de construction se déroulent du 15 août 1864 à 1888, fin des aménagements intérieurs, projet mené par le tandem Paul Abadie fils, Édouard Warin. Cet hôtel de ville est un édifice imposant, bel exemple de l’architecture du XIXe siècle adaptée à la notion de pouvoir communal. L’arcade centrale, qui sert de porche d’accès, porte la date de 1867, année d’achèvement du gros œuvre.

    La Mairie (19 avril 2017)
    La Mairie (19 avril 2017)
    Heures d’ouverture de la mairie
    Lundi 9h00 à 12h00 14h00 à 17h00
    Mardi 9h00 à 12h00 14h00 à 18h00
    Mercredi 9h00 à 12h00 14h00 à 17h00
    Jeudi 9h00 à 12h00
    Vendredi 9h00 à 12h00 14h00 à 17h00
    Site Web : http://www.ville-de-jarnac.fr/

    À l’intérieur, la Table de Condé, objet remarquable en bois ouvragé surmontée d’une dalle de marbre rouge, aurait accueilli la dépouille du prince de Condé tué pendant la bataille de Jarnac (1569), ainsi que le buste d’Alexandre Bisquit en marbre du XIXe siècle.

    La Table de Condé (19 avril 2017)
    La Table de Condé (19 avril 2017)

    Au cours de la troisième guerre de religion notre cité fut le théâtre de la tristement célèbre « bataille de Jarnac » : le mars , l’armée catholique de Châteaubeuf et les troupes protestantes massées à Jarnac s’affrontèrent vers l’Ouest entre Triac et Bassac. Le combat fut terrible et se termina par la défaite des protestants.
    Le corps de leur chef, Louis de Bourbon, Prince de Condé fut transporté au château, attaché sur une ânesse au milieu des quolibets et des chants de victoire. Il fut déposé sur une table de marbre rouge du grand appartement au rez-de-chaussée ayant vue sur la Charente.
    Cette table se trouve aujourd’hui à la Mairie de Jarnac au 2éme étage : on l’appelle la Table de Condé.

    Condé est le nom de la branche cadette de la famille des Bourbons. Le Prince de Condé est né à Vendôme (Loir-et-Cher) en 1530 et mort à Jarnac en 1569. Il était l’oncle d’Henri IV qui fut roi de France de 1589 à 1610.

  • Le monument aux morts (Plan).

    Jarnac - Le monument aux morts (23 mai 2018)
    Jarnac – Le monument aux morts (23 mai 2018)
  • La maison natale de François Mitterrand (Plan).
    Maison natale de François Mitterrand (21 septembre 2016)
    Maison natale de François Mitterrand (21 septembre 2016)

    La maison natale de François Mitterrand est un musée français de Jarnac, en Charente, en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Le Président de la République française François Mitterrand (1916-1996) y naît et y passe son enfance entre 1919 et 1934. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 20 décembre 2006, elle est labialisée Maisons des Illustres depuis 2011.

    HISTORIQUE


    Cette grande demeure familiale traditionnelle charentaise, est construite au début du XIXe siècle, sur l’emplacement d’un ancien temple protestant révoqué en 1685 (révocation de l’Édit de Nantes par l’Édit de Fontainebleau (1685)).

    En 1850, elle est achetée par Léon Beauprés Lorrain, arrière grand-père du futur Président, qui s’y installe en tant que menuisier et négociant en bois. Son fils Jules Lorrain, produit du Cognac (eau-de-vie) un temps, puis poursuit l’activité familiale avec une tonnellerie / vinaigrerie à la fin du XIXe siècle. Yvonne Lorrain (fille du précédent) épouse Joseph Mitterrand, avec qui elle aura huit enfants, dont François Mitterrand, né le 26 octobre 1916, au premier étage de cette demeure familiale. En 1919 Joseph quitte sa carrière de chef de gare de la gare d’Angoulême de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, pour reprendre et diriger l’entreprise de son beau père, et s’installer dans la demeure avec son épouse et ses enfants, en cohabitation avec les grands-parents, la tante et les cousins du futur président. Mitterrand y grandi entre 1919 et 1934. En 1925 il entre en pension au collège Saint-Paul d’Angoulême, obtient son baccalauréat en 1934, puis part poursuivre ses études à la Faculté de Droit et de Science politique de Paris…

    À partir de 1942, durant la seconde Guerre mondiale, Mitterrand crée ses propres réseaux de résistance intérieure française, le rassemblement national des prisonniers de guerre / mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (François Mitterrand pendant la Seconde Guerre mondiale). Ces activité résistantes, puis politiques l’amène dans le Morvan / Nièvre en Bourgogne, qui deviendra sa nouvelle région d’adoption, ou il débute sa longue carrière politique, pour devenir Président de la République française entre 1981 et 1995 : « Ma vie politique m’a conduit vers un terroir différent, auquel j’ai voué beaucoup d’attachement. Pourtant, je n’ai jamais quitté vraiment Jarnac. Je reviens de temps à autre dans la maison où je suis né, dans la maison où mes parents, mes grands-parents ont vécu… Je revois le quai de l’Orangerie, juste au débouché de chez moi, avec les maisons bien dessinées, les tilleuls que je respirais avec passion ». Mitterrand vient régulièrement à Jarnac, avec ses frères, sœurs et cousin(e)s, dans cette maison et région à laquelle il est très attaché : « Quand j’y retourne, j’y retrouve ma maison telle qu’elle était, ce sont les mêmes pièces, les mêmes décors ».

    En 1968 à la disparition de Joseph, Colette Landry (sœur aînée de Mitterrand) rachète la maison à ses frères et sœurs. Ses enfants et petits enfants en hérite en 2004, et la vende à la municipalité de Jarnac en 2005.

    Disparu le 8 janvier 1996 à Paris, François Mitterrand repose au cimetière des Grand’ Maisons de Jarnac.

    MUSÉE


    En 2005 la demeure familiale est acquise par la mairie de Jarnac, entièrement rénovée en musée, et ouverte au public en 2006 pour l’occasion du 10e anniversaire de la disparition du Président. La mairie cède les lieux en 2011, pour 1 € symbolique, à l’Institut François-Mitterrand, qui en assure depuis la gestion, y héberge une partie de ses archives historiques, et y reçoit publique et chercheurs. La demeure familiale est préservée d’époque, avec salle à manger bretonne, salon rose, petit salon, cuisine, cours intérieure avec lavoir, jardin, plusieurs chambres à l’étages, ancienne vinaigrerie / tonnellerie, avec meubles, objets, photos et documents familiaux, livres, cahiers de classe, manuscrits de la vie de François Mitterrand et de quatre génération de sa famille maternelle.

  • La maison du prieur (Plan).
    Jarnac - La maison du prieur (23 mai 2018)
    Jarnac – La maison du prieur (23 mai 2018)

    Ancienne maison du prieur dépendant de l’ensemble du prieuré. La façade remonte au XIIIème siècle. Il subsiste les deux fenêtres ogivales et une vieille cave voûtée. Cette maison abrita la première Mairie de Jarnac en 1793.

  • Chapiteau (Plan).
    Jarnac - Le chapiteau (23 mai 2018)
    Jarnac – Le chapiteau (23 mai 2018)

    Ce chapiteau roman encastré en réemploi dans le mur proviendrait de la nef de l’ancien coeur de l’église St Pierre. Les queues des lions accolés se terminent par des fleurs de lys à gauche et des serpents à droite symbolisant le bien et le mal.

  • La porte St Pierre (Plan).
    Jarnac - Porte Saint-Pierre (23 mai 2018)
    Jarnac – Porte Saint-Pierre (23 mai 2018)

    Vestige d’une tour dite à gorge fermée qui protégeait le pont-levis entre les deux départs d’arcs descendait la herse.

  • Rue du Cherche-Midi (Plan).
    Jarnac - Rue du Cherche-Midi (23 mai 2018)
    Jarnac – Rue du Cherche-Midi (23 mai 2018)

    Sculpture naïve encastrée en réemploi dans cette maison à la façade datée de 1849. A droite de cette rue à l’aplomb des deux porches s’est tenu la première halle de Jarnac d’oû le nom de cette petite rue « de la vieille hasle » changé au XIXème siècle.

  • Vestiges de l’enceinte (Plan).
    Jarnac - Vestiges de l'enceinte (23 mai 2018)
    Jarnac – Vestiges de l’enceinte (23 mai 2018)

    Vestiges de l’enceinte et d’une des neufs tours à poivrière du XIIIème siècle. Ces remparts entouraient complètement la ville.

  • Le musée François Mitterrand (Plan).
    Le musée François Mitterrand, situé à l’espace culturel de l’Orangerie, est la quatrième et dernière des donations de François Mitterrand.

    Musée François Mitterrand (19 avril 2017)
    Musée François Mitterrand (19 avril 2017)
  • Le logis de Nanclas (Plan).

    Le logis de Nanclas, des XVIe siècle, XVIIe et XVIIIe siècles ; le corps de logis, le portail et la fuie sont inscrits aux monuments historiques depuis 1985.

    Pigeonnier de Nanclas (21 septembre 2016)
    Pigeonnier de Nanclas (21 septembre 2016)

    HISTOIRE


    La terre de Nanclas a appartenu à la famille Laisné dont le représentant le plus connu a été Isaac Laisné, seigneur de Nanclas, lieutenant général des armées du roi, mort en 1704. Nanclas passe à la famille Sarlandie puis sera la dot d’Anne de Sarlandie qui épouse Pierre Arnaud, procureur au siège présidial d’Angoulême.

    Le logis de Nanclas, le portail et le pigeonnier ont été inscrits monuments historiques le 31 décembre 1985.

    ARCHITECTURE


    Devant le logis se dresse une fuie ronde avec trois lucarnes et toit en poivrière de tuiles plates marquant la possession d’un droit de justice.

    Le portail à porte cochère et piétonne ouvre sur une cour et un logis à un étage et porte ornée de pilastres qui daterait du XVIe siècle et conserve une bretèche dans l’angle de sa façade. Le cadran solaire est daté de 1714.

  • Le château de Souillac (Plan).

    Le château de Souillac date du XIXe siècle. Il est situé rue des Épiciers, au lieu-dit Souillac.

    Château de Souillac (19 avril 2017)
    Château de Souillac (19 avril 2017)
  • Le château Saint-Martial (Plan).

    Le château Saint-Martial est un logis du XIXe siècle construit au bord de la Charente par la famille Bisquit, riches négociants en cognac. Actuellement chambres d’hôtes, il est inscrit monument historique depuis 2014.

    Château des Chabannes
    Château Saint-Martial (21 septembre 2016)

    HISTORIQUE


    Le château Saint-Martial, ancienne demeure d’une grande famille de négociants en cognac, les Bisquit, date de 1884.

    Dans les années 1840-1850, Alexandre Bisquit achète des terres au lieu-dit la Coute, côteau à proximité du bourg et y construit une maison vers 1850, dont l’apparence est inconnue. La maison Bisquit est reprise par le gendre d’Alexandre, Adrien Dubouché (1818-1881), avant tout grand collectionneur de céramiques d’art et fondateur du musée de Limoges. Il fréquente surtout les milieux artistiques de Paris et Limoges. Son gendre et successeur Maurice Laporte-Bisquit (1842-1908) s’implique beaucoup dans la ville de Jarnac, dont il est maire à partir de 1889. Il décide naturellement d’y construire sa propre demeure et choisit le site de la Coute. Après avoir acheté les bandes de terres qui n’étaient pas encore à la famille Bisquit, il fait démolir la vieille maison et fait réaliser son château, alors dit « des Chabannes » par l’architecte parisien Henri Parent (1819-1895), de 1882 à 1884. Vers 1895, il complète le programme par la construction d’un grand « chalet russe » (disparu). Le plan de Saint-Martial fût publié dans la revue L’architecture pour tous.

    En 1914, Solange Laporte-Bisquit, veuve de Jean-Maurice Laporte-Bisquit ancien maire de Jarnac, établit un hôpital pour les soldats blessés dans le château.

    En 1919, Bisquit célèbre son 100e anniversaire en même temps que la fin de la guerre en présence de plusieurs centaines d’invités pour un « grand Banquet républicain ».

    Le château devenu Saint-Martial depuis la construction du château des Chabannes plus à l’est, tombe aux mains du groupe Paul Ricard lors du rachat de Bisquit en 1966. De gros travaux sont réalisés vers 1970-1975, la société Ricard fait démolir l’ancien jardin d’hiver ou serre qui venait agrémenter le pignon ouest du logis. Le château sert ensuite d’écrin à la collection de tableaux des peintres Leroux, donnés à la fondation Paul Ricard en 1984. Vendu en 2001, le château connaît d’importants travaux pour devenir chambres d’hôtes.

    ARCHITECTURE


    Le logis, au milieu du terrain, est une construction massive de plan centré en H (25 m x 20 m), de style néo-Renaissance. La façade principale est encadrée par deux avant-corps polygonaux traités comme des tours (hauteur environ 20 mètres), la façade arrière est ornée d’un péristyle central supportant un balcon à balustres et elle est dotée, en raison de la dénivellation du terrain, d’un escalier monumental à volées convergentes en fer-à-cheval. Le décor est particulièrement soigné sur les lucarnes et les façades sont agrémentées de panneaux en céramique de grande qualité (certains pouvant provenir de la maison parisienne Loebnitz), hommage de Maurice Laporte-Bisquit à son beau-père Adrien Dubouché (initiales des propriétaires, salamandre, saint Martial, Vierge à l’Enfant). Le côté sud était agrémenté d’une grande et majestueuse serre métallique, attestée par des photographies anciennes et malheureusement disparue aujourd’hui.

    Le château Saint-Martial est représentatif des assez nombreux châteaux de la fin du XIXe siècle édifiés dans le pays du cognac par les négociants fortunés. Il est inscrit monument historique depuis 2014.

    Il accueille cinq chambres d’hôtes.

  • Le château des Chabannes (Plan).
    Château des Chabannes
    Château des Chabannes (21 septembre 2016)

    Eléments protégés :
    Le logis et le parc, en totalité (cad. AM 23, 251) : inscription par arrêté du 6 janvier 2003

    Périodes de construction :
    4e quart 19e siècle

    Architecte ou maître d’oeuvre :
    Levigne Théodore (peintre) ; Charpentier Alexandre (serrurier) ; Curcier H. (peintre-verrier)

    Propriété d’une personne privée

  • Fours de Potiers Gallo-Romains au Cimetière (Plan).
    Jarnac - Fours de Potiers Galo-Romains (2 juin 2019)
    Jarnac – Fours de Potiers Galo-Romains (2 juin 2019)

    Fours de potiers gallo-romains où étaient cuits les récipients en argile grise, spécialité des ancêtres des Jarnacais. Une importante agglomération devait se situer dans ce secteur au premier millénaire, à l’intersection de deux voies gallo-romaines et du fleuve.

  • Pont des Soupirs.
    Jarnac - Le Pont des Soupirs (2 juin 2019)
    Jarnac – Le Pont des Soupirs (2 juin 2019)

    Seul vestige des magnificences du domaine du comte de Jarnac, le pont de l’île Madame appelé de nos jours Pont des Soupirs.

  • Maison natale de Maurice Delamain (Plan).

    Jarnac - Maison de Maurice Delamain (2 juin 2019)
    Jarnac – Maison de Maurice Delamain (2 juin 2019)
  • Le lavoir de la Font Badan (Plan).
    Le long du Quai de l’Orangerie, entre deux grands saules, se trouve un lavoir formé de cinq niveaux de margelles, auxquelles on accède par trois marches. Deux margelles sont actuellement recouvertes par La Charente.

    Lavoir de la Font Badan (19 avril 2017)
    Lavoir de la Font Badan (19 avril 2017)
  • Le lavoir sur les Quais (Plan).
    Une descente sur les quais, et les photos anciennes, nous permettent de penser qu’autrefois, les Dames venaient laver dans ce joli cadre, simple descente cimentée au bord de La Charente.

    Lavoir sur les Quais (19 avril 2017)
    Lavoir sur les Quais (19 avril 2017)
  • Le lavoir de la Touche (Plan).
    Lavoir couvert, toiture à deux pans, tuiles plates, soutenue par quatre piliers. Le bassin rectangulaire, en deux parties, est alimenté par une source. Deux margelles inclinées cimentées. Présence de deux tables à laver et de trois égouttoirs. On accède au lavoir par un petit escalier.

    Lavoir de la Touche (19 avril 2017)
    Lavoir de la Touche (19 avril 2017)
  • Le lavoir de Lartige (Plan).
    Il est situé en bordure du château de Lartige. On y accède par un chemin longeant le ruisseau. On entre dans ce lavoir couvert par une porte percée dans le mur du fond. Sa toiture à quatre pans, est soutenue par trois murs en pierres. Tuiles rondes, une margelle inclinée que nous avons dégagée, côté rivière.

    Lavoir de Lartige (19 avril 2017)
    Lavoir de Lartige (19 avril 2017)
  • Le puits (Plan).
    Jarnac - Puits derrière l'église (23 mai 2018)
    Jarnac – Puits derrière l’église (23 mai 2018)

    Puits d’oeuvre, creusé lors de l’édification de l’église pour puiser l’énorme quantité d’eau nécessaire à la construction.

  • Le puits ‘Rue du puits’ (Plan).
    Jarnac - Le puits rue du puits (2 juin 2019)
    Jarnac – Le puits rue du puits (2 juin 2019)

    La rue du Puits tient son nom d’un puits qui existe toujours. Une amusante convention entre divers habitants est passée sur son usage en Novembre 1767 : « entre lesquelles parties a été dit qu’il y avoit de temps immémorial un puits dans le rue… qui se nommoit par cette raison la rue du Puy, lequel étoit placé au milieu< de ladite rüe vis à vis des maisons des dits sieurs Roullet et Ranson dans lequel laditte demoiselle Gendron et consors avoit leur puisage que ledit sieur Roullet leur ayant fait part du dessein dans lequel il étoit de faire faire un autre puit dans le mur de sa maison joignant la même rue dont une moitié de l’ouverture seroit du coté de sa maison l’autre coté de ladite rüe, duquel costé il leur donneroit puisage au moyen de quoi le puit qui étoit dans le milieu de ladite rüe leur devenant innutille il pourroit le faire combler et enlever la marzelle et fermeture et laditte rüe deviendroient plus praticable et commode aux habitants du voisinage… le tout au frais dudit sieur Roullet, dans lequel nouveau puit bien et solidement construit et ou se sont trouvés de bonne sources et de l’eau de pareille bonté de celle de l’ancien puit… promettant ledit sieur Roullet de faire faire a ses frais la fermeture dudit puits du côté de la rüe et de leur donner à chacun une clef de la serrure qui y sera posée. »

Notes et références


L’Eglise Saint-Pierre
La Maison natale de François Mitterrand
Temple protestant
Le Château Saint-Martial
Le Château des Chabannes
Le Logis de Nanclas

Le livre ‘Jarnac – Images des temps’ de Bruno Sepulchre
Wikipedia Jarnac

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