Chassors

Chassors est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Capsortiens et les Capsortiennes.

Localisation


Chassors est une commune de l’ouest de la Charente située à 3 km au nord-ouest de Jarnac et 9 km à l’est de Cognac.

Le bourg de Chassors est aussi à 14 km au sud-ouest de Rouillac et 29 km à l’ouest d’Angoulême.

Les principales voies de communication sont la D 15, route de Cognac à Rouillac et la D 22, route de Jarnac à Sainte-Sévère, qui se croisent à l’important hameau de Luchac. Une autre route, la D 156, venue de Jarnac, traverse le sud de la commune, dessert le bourg de Chassors et se dirige vers Nercillac.

La gare la plus proche est celle de Jarnac, desservie par des TER à destination d’Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits


Le centre de la population le plus important de la commune est le gros village de Luchac ; c’est le véritable centre de la commune, cependant la mairie et la salle des fêtes sont à Guîtres sur la route de Luchac à Jarnac alors que l’église est à Chassors.

Les autres hameaux sont : Villeneuve, au nord de la commune ; Puybernard, près de Luchac ; le Buisson, sur la route de Nercillac à Jarnac et les Six Chemins, près de Guitres, les Arnauds.

Hameaux de Chassors
Hameaux de Chassors
LES HAMEAUX DE CHASSORS
Château de Mont Jourdain
Guîtres
Le Buisson
La Cadois
Le Maine Blanc
Le Treuil
Les Arnauds
Les Six Chemins
Luchac
Puybernard
Villeneuve

Histoire


Chassors était une dépendance de la châtellenie de Jarnac. Son église était le siège d’un prieuré fondé au XIIe siècle par l’abbaye Saint-Cybard. Ce prieuré resta conventuel jusqu’au XVe siècle.

Entre le Xe et XVIIIe siècles, Chassors était aussi le siège d’une viguerie, qui rendait la justice localement. Elle était alors dans le diocèse de Saintes, puis fut rattachée aux six autres du comté d’Angoulême, qui en comptera une vingtaine de par son extension au XIe siècle.

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1610.

La seigneurie de Chassors a été la possession de la famille Estivalle à qui l’on doit la construction du logis de Chassors, puis de la famille Horric.

Luchac était un fief dépendant de la seigneurie de Fleurac, puis du comté de Jarnac à partir de 1665. Il a appartenu à la famille de Lestang jusqu’en 1730.

Guitres était sous l’Ancien Régime le siège d’une petite seigneurie appartenant à la famille de Chièvres. Jacob de Chièvres était un ardent défenseur de la cause protestante. Mathieu, seigneur de Guitres, se convertit au catholicisme en 1685. La seigneurie passe par mariage à la famille de Bonnefoy en 1679 et restera à cette famille jusqu’à la Révolution.

Lieux et monuments


Patrimoine religieux

 
  • L’église Saint-Romain (Plan) est une ancienne vicairie du diocèse de Saintes, donnée en 1107 par Pierre de Soubise, évêque de Saintes à l’abbaye Saint-Cybard d’Angoulême qui y fonda un prieuré. L’église qui datait du XIe siècle a été reconstruite durant la seconde moitié du XIIe siècle et très restaurée au XVe siècle. Elle comprend une nef voûtée en briques, qui a reçu sur son mur ouest une tribune en 1864 ; puis sous le clocher, un faux carré, couvert de même, et suivi d’une abside.
    Eglise de Chassors (17 juin 2017)
    Eglise de Chassors (17 juin 2017)

    Champagne du pays jarnacais, Chassors est connue de longue date pour la qualité de ses vins célébrés par le grand Curmonsky. Son chêne multiséculaire est la fierté de ses habitants.

    Enserrée par son habitat ancien, traversée par la route de Jarnac à Nercillac, la tour carrée de l’église Saint Romain avec ses ouvertures romanes en berceau comme ceux de la nef, indique qu’elle est là depuis le XIe siècle, période du premier art roman exempt de décors extérieurs.

    Selon les écrits, l’église a été concédée par l’évêque de Saintes à l’abbaye de Saint Cybard qui en fit une dépendance. L’extérieur de l’église Saint Roman est peu accessible à cause des habitations qui la ceignent. En la contournant, on découvre un chevet plat avec une grande baie du gothique flamboyant. Beaucoup d’églises de la région de Jarnac avaient été bâties dès le XIe et XIIe siècle dans ce style qui fera la renommée du roman saintongeais. La plupart illustrait ce que les historiens appelèrent « le blanc manteau » des églises. Mais les batailles de la longue guerre de cent ans et surtout les troubles de la guerre de religion endommagèrent ces lieux d’asile et de défense qu’offraient l’épaisse muraille du vaisseau et la tour du clocher. Certaines furent plusieurs fois remaniées à des périodes où le gothique avait la suprématie dans la construction des édifices religieux. A l’entrée, le portail a le caractère du néo-classique du XVIIIe siècle.

    A l’intérieur, la nef est éclairée par la grande ouverture du choeur et ses vitraux peints. Modifiée elle aussi, elle a conservé des chapiteaux romans ornés de rinceaux composés de feuilles de vigne et de grappes. Les murs du choeur sont en partie couverts de restes de fresques.

    En quittant le vieux bourg de Chassors, non sans avoir admiré un porche à colonnes ioniques, en face de la petite place, on emprunte la voie communale menant aux six chemins de « bourg neuf ». A Luchac, se trouve une chapelle du XIXe siècle utilisée périodiquement.

    On peut lire sous les vitraux : 'Sanctus Augustinus', 'Sacré-Coeur de Jésus - Charlemagne à Toulouse - 1878' et 'Sanctus Mauritius'

Patrimoine civil

  • La mairie (Plan).
    Mairie de Chassors (17 juin 2017)
    Mairie de Chassors (17 juin 2017)
    Heures d’ouverture de la mairie
    Mardi 9h00 à 12h00
    Mercredi 14h00 à 18h00
    Jeudi 14h00 à 18h00
    Samedi 9h à 12h00
    Site Web : http://www.mairie-chassors.fr/
  • Le monument aux morts (Plan).

    Monument aux morts de Chassors (17 juin 2017)
    Monument aux morts de Chassors (17 juin 2017)
  • Estivalle (ou Estival) (Plan).
    Chassors - Estival (23 mai 2018)
    Chassors – Estival (23 mai 2018)

    Le logis d’Estivalle, communément appelé logis de Chassors, était sous l’Ancien Régime le siège d’un fief relevant à « droit d’hommage du château de Jarnac et le surplus du même château et de l’abbaye de Châtres à certains devoirs que les parties n’ont pû déclarer… » (5 mai 1750). L’un des premiers possesseurs connu de ce fief est Louis Estivalle, seigneur de Chassors (en 1563 ou antérieurement) qui a été maire d’Angoulême en 1535 et échevin de cette ville jusqu’en 1583. Il meurt avant le 31 octobre 1584. Ses deux enfants sont Pierre d’Estivalle, conseiller du roi au Parlement de Bordeaux, et Jean d’Estivalle. Ce dernier, dans un acte du 7 mars 1596, est dit mineur et époux d’Antoinette Aubin. Il est en procès avec son frère au sujet des biens provenant de la succession de leur père. Au siècle suivant (1689), le logis d’Estivalle est habité par David Horric, seigneur de la Caillaudière (en Chassors). De son second mariage avec Esther de Renourd, il a sept enfants. Le fils cadet, Philippe Horric, épouse à Chassors, en 1717, Gabrielle de Launay. Quelques années plus tard (1747), le fief d’Estivalle est la propriété de Daniel Ranson, sieur de Marmounier (en Bréville) et d’Anne-Marie Bertrand. Le 5 mai 1750, ceux-ci font donation de cette terre à leur beau-frère Nicolas Samuel Bertrand de Boisnoble, ancien garde du corps du roi, et à son épouse Marie Marguerite Ranson, mais se réservent « le droit de sépulture dans ledit logis de Chassors ». Cette famille qui habite Boisnoble à Foussignac, professe le religion protestante. Le domaine de l’Estivalle passe, en 1779, aux mains d’Elie Daniel Bertrand, fils des précédents qui le transmet à l’un de ses enfants, Jean-Louis Samuel Bertrand. Celui-ci le vend, le 25 janvier 1823, à Jean Lorel. Depuis cette date et jusqu’en 1949, le logis change plusieurs fois de propriétaires. Le logis d’Estivalle tire son nom de la famille qui l’a édifié au XVIe siècle. C’est un bâtisse rectangulaire à un seul étage, en majeure partie du XVIIIe siècle. Un toit polygonal, du XVIe siècle, vestige de l’ancienne construction, se dresse en avant du corps du logis, refait vers 1723. La porte d’entrée de la façade principale est surmontée de sculptures représentant deux personnages de facture naïve, supportant un heaume et un blason, qui est celui de la famille Estivalle, dont les armes sont « de gueules en sautoir d’argent cantonné de 4 trèfles de même ». Dans les dépendances, on remarque un curieux et intéressant cadran solaire et l’ancien portail du domaine daté de 1730 muré au XIXe siècle. Le comble de l’édifice est éclairé par huits petites ouvertures rectangulaires groupées par deux au-dessus des quatre fenêtres de l’étage. Dans l’une des pièces donnant sur la façade postérieure très remaniée subsiste dans un mur une meurtrière qui devait appartenir avec la tour à l’ancienne demeure. Ce logis bien restauré depuis son acquisition par la famille Danglade a conservé à l’intérieur de belles boiseries d’époque Louis XV.

  • Le Treuil (Plan).
    Chassors - Le Treuil (23 mai 2018)
    Chassors – Le Treuil (23 mai 2018)

    Ce petit logis rectangulaire, à deux étages, élevé au XVIIIe siècle, a conservé ses fenêtres en arc surbaissé.

  • Montjourdain (Plan).
    Chassors - Montjourdain (23 mai 2018)
    Chassors – Montjourdain (23 mai 2018)

    Comme Nanclas, le fief de Montjourdain était à la fin du XVIIIe siècle tenu en partie noblement du comté de Jarnac « au devoir d’une paire d’éperons dorés à muance de seigneur et de vassal ». En 1642. En 1642, maître Bernard Martin, « avocat au privé conseil du roi », se qualifie du titre de sieur de Montjourdain. Le 7 août 1649, cette terre passe par adjudication à François Laisné, seigneur de la Nérolle, et à Jeanne Forestier. Son fils aîné, Isaac, fait une brillante carrière militaire puisqu’il atteint le grade de maréchal de camp et est gouverneur de la citadelle de Montlouis. Le 19 décembre 1698, il vend Nanclas et Montjourdain à son beau-frère, Jean de La Charlonnie et à son épouse Françoise Laisné, sa belle-soeur et cousine, pour 27200 livres. Cer derniers ont huit enfants dont deux, comme leur oncle Isaac, embrassent le métier des armes. Le quatrième, Louis François, parvient au grade de premier capitaine de grenadiers au régiment de Flandres, et cède, en 1751, la terre de Montjourdain à Jacques Poujaud de Chaignet, seigneur de Nanclas. Son fils, Pierre Eléonor Poujaud, « directeur et receveur général des domaines du roi en la généralité de Bourgogne », demeurant à Dijon, revend, le 12 mai 1771, par l’intermédiaire de son frère Philippe Poujaud, le célèbre curé de Jarnac, le domaine à Jean Guillé, négociant de la ville de Cognac. De son mariage avec Marie Bertrand, Jean Guillé eut plusieurs enfants dont un décédé « aux îles de l’Amérique », en l’an IX. Le 11 février 1804, Montjourdauin et son logis furent partagés en trois lots au profit de Pierre, Jean Félix et Mélanie Louise Guillé, ses trois héritiers vivants à cette date. Depuis lors, la propriété, morcelée, changea souvent de possesseurs au cours du XIXe siècle. Le logis, occupé par des réfugiés pendant la seconde guerre mondiale, était très dégradé lorsque, en 1965, la restauration est entreprise. L’édifice que l’on peut voir aujourd’hui est une construction de style néo-classique construite probablement en 1790 par Jean Guillé. Il s’agit d’une bâtisse rectangulaire à un seul étage pourvu au centre et sur les deux façades d’un avant-corps surmonté d’un fronton triangulaire percé d’un oeil-de-boeuf. La porte d’entrée du logis possède un fronton curviligne.

  • Le puits communal (Plan).

    Puits de Chassors (17 juin 2017)
    Puits de Chassors (17 juin 2017)
  • Le chêne bicentenaire (Plan).

    Chêne bicentenaire de Chassors (17 juin 2017)
    Chêne bicentenaire de Chassors (17 juin 2017)

Notes et références


Le livre : ‘Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente’
Wikipédia Chassors

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