Rue de Lusignan

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Histoire : La rue de Lusignan (citée dès 1733) tire son nom d’une des plus anciennes et illustres familles du Poitou et même de France. Les Lusignan devinrent comtes de la Marche et d’Angoulême, rois de Jérusalem et de Chypre. Leur autorité s’étendait, en Poitou et ne Angoumois, sur quarante paroisses, parmi lesquelles Cognac, Merpins et Jarnac dont ils furent seigneurs de 1220 à 1308.

Leur renommée était telle qu’elle donna matière au roman de Jean d’Arras sur Mélusine, la fée qui aurait été à l’origine de leur puissance.

Les Lusignan s’éteignirent en 1267 pour la branche des rois de Chypre et au début du 14e siècle pour la branche aînée.

En 1215, Isabelle Taillefer, épouse depuis 1202 de Jean Sans Terre, roi d’Angleterre, fit réunir Cognac à son comté d’Angoumois. Deux ans plus tard, devenue veuve en octobre 1216, elle s’appropria le château de Cognac, en dépit des protestations de son fils Henri III, roi d’Angleterre, qui en avait recueilli la succession à la mort de son père Jean Sans Terre.

Isabelle Taillefer épousa Hugues X de Lusignan en 1220. Mais Cognac fut bientôt détaché pour être attribué en apanage par testament en date de mars 1243 à Guy I de Lusignan, fils puîné d’Isabelle, auquel on donna aussi Merpins, Archiac et leurs dépendances.

Né en 1223 ou 1224, d’abord connu sous le nom de comte de La Marche, Guy I de Lusignan participa à la révolte menée par les féodaux contre le roi Saint Louis (1242). C’est à ce titre qu’il joua un rôle actif dans les batailles de Taillebourg et de Saintes. En 1245, il prit possession de ses domaines et de sa ville de Cognac. Trois ans plus tard, en 1248, il accompagna Saint Louis à la croisade. A son retour, en 1251, il séjourna à Londres chez son demi-frère, Henri III Plantagenêt, chez lequel il était déjà allé en 1247. Il y retourna, pour la dernière fois semble-t-il, en 1257-68.

Entre-temps, en 1257, Guy I de Lusignan avait prêté hommage à Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, pour ses trois seigneuries charentaises.

Guy de Lusignan reçut de son neveu Édouard Ier, la jouissance de l’île d’Oléron, moyennant la promesse de lui léguer en compensation la terre et le château de Cognac, ce qu’il ne fit d’ailleurs point.

Par la suite, en 1269, il envahit les terres de Ponce de Mirambeau, sire de Pons, son bellicisme à l’égard de ce seigneur lui valut de payer une énorme amende de deux cent cinquante livres tournois à Alphonse de Poitiers, son suzerain.

Deux ans plus tard, un an après la mort de Saint Louis par conséquent, Guy I de Lusignan eut l’insigne honneur de recevoir le roi Philippe III le Hardi en son château de Cognac.

A son retour d’Angleterre, il avait donné à Cognac un aspect tout militaire, faisant bâtir une ceinture de remparts, des tours crénelées et des portes à pont-levis. Une tour porta son nom (démolie en 1844).

En 1267, Guy de Lusignan avait nommé gouverneur de cognac un de ses compagnons d’armes, Pierre de Bremond III.

Guy de Lusignan paraît avoir été pour Cognac, dont il fut le seigneur de 1249 à 1288, un bon et sage administrateur ; il lui octroya des franchises (chartes de 1262).

Bon justicier et profondément humain, il légua mille livres pour doter les filles pauvres de sa seigneurie.

Guy I de Lusignan nous a laissé deux testaments : l’un rédigé en français, l’autre en latin, datant respectivement du 18 octobre 1281 et du 18 août 1288, année où il décéda.

Il fut inhumé en habit de moine, conformément à la volonté qu’il avait exprimée dans son dernier testament, devant le grand autel de la chapelle des Cordeliers de Cognac qu’il avait fait bâtir. Son tombeau ne fut détruit qu’en 1651, lors du siège de Cognac.

Le nom de son épouse nous est inconnu et seul le nom de sa fille, Alix de Lusignan, nous est parvenu.

De 1288 à 1308, la seigneurie de Cognac fut tour à tour exercée par Guy II de Lusignan (1288 – 1289), neveu du précédent, Hugues XIII de Lusignan (1289 – 1303), qui confirma en 1290 les privilèges de l’église Saint-Léger, Guy III de Lusignan, dit Guyart (1303 – 1308), frère du précédent.

La châtellenie de Cognac et ses dépendances furent comprises dans l’abandon qu’en fit en 1308 Guy III de Lusignan à Philippe IV le Bel, roi de France.

Référence : Livre ‘Les rues de Cognac’ tome 1 page 116

HOTEL TEMPLEREAU DE BAUCHAY

PLAN

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Hôtel particulier du XVIII siècle au coeur du quartier historique de Cognac.

Tonneau (en face de l'hôtel)
Tonneau (en face de l’hôtel)

 Adresse : 1 rue de Lusignan

Notes et références


http://www.actuacity.com/maison-dite-hotel-templereau-de-bauchay_m206791/

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